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Par où commencer? Tellement de choses! Je ne cesse d'être ébahie parce que je vois.
Je n'ai pas encore commencé à m'occuper de mon projet sur le beurre de karité, préferant encore prendre mes marques et m'intégrer au sein de la famille Nadinga. Les membres Nadinga me font un accueil honnorable. C'est pour moi un honneur d'être chez eux, de vivre leur quotidien comme eux (simplement passionnant!). Discuter avec chacun d'eux me permet de mieux comprendre leur vie et leurs habitudes. La Mama est impressionnante! Elle s'est inquiétée au début quant à savoir si une européenne pourrait vivra à la Burkinabé...elle est maintenant rassurée et me surnomme parfois "la Burkinabé!".Elle a compris que je voulais vivre comme eux. Barnabé est un hôte d'exception. Tout se passe vraiment bien chez eux. Il m'a surnommée: "Posanou": "l'aventurière" au sens de celle qui a toujours envie de décovurir et d'apprendre. Ce surnom me plait beaucoup!
Vendredi fut assez tranquille, Barnabé m'a fait découvrir les environs de leur maison. Nous sommes à une demie heure du centre ville de Ouaga où je me rendrai dans la semaine. A l'écart du centre et des lieux touristiques, je suis la seule blanche à la ronde! les seuls que j'ai croisés étaient au centre d'artisanat de Ouaga mais j'y reviens après. Cela rend ce voyage d'autant plus authentique qu'il n'y a pas de touristes dans ce quartier. Les ragards sur moi sont divers: curiosité, crainte, les enfants me sourient la plupart du temps et me saluent joyeusement. Sur le chemin, j'entends en permanence "Nassara": "la blanche", qui a une valeur neutre. Le Mooré est très difficile à comprendre. Je connais les mots de base qui me permettent d'échanger aux premiers abords!
J'étais vraiment épuisée vendredi alors j'ai préféré me coucher tôt pour pouvoir profiter pleinement des jours suivants. je suis un peu décalée niveau temps car la nuit tombe vers 18h30/19h donnant l'impression qu'il est déjà très tard. Et j'ai toujours l'impression de dormir longtemps alors qu'en réalité non, et je susi souvent levée vers 7/8h. hier matin, je tenais à découvrir le marché. Maria, une des soeurs de barnabé, et Aïda, la femme d'un des frères de Barnabé, alternent la tâche cuisine et marché. Le marché est un lieu impressionnant où je compte absolument retourner pour observer encore son fonctionnement. IOn y trouve de tout comme sur nos marchés: nourriture, tissus,... La viande et le poisson sont coupés à même des étals couverts de mouches. J'essaierai de vous mettre des photos du marché pour que vous vous rendiez bien compte des lieux.
Au total, ils dépensent 1000 francs CFA par jour pour manger, ce qui représente moins de deux euros.
Puis je l'ai aidé à cuisiner: poisson (il s'agit d'un poisson très populaire au Burkina mais personne n'est capable d eme dire le nom!), mélangé au jus de tomates, à des aubergines sauvages et du choux, assaisonné de poivre, d'ail et d'un cube MAGGI! (on en trouve opartout ici!) Le tout cuit pendant une vingtaine de minutes et se mange accompagné de riz. C'est principalement le repas du midi. Pour le petit déjeuner j'ai jusque là manger un morceau de pain beurré avec un bol de café au lait très sucré ou de la bouillie de mil sucré et mélangée à du lait concentré. Très bon mais un peu écoeurant sur la fin. Le soir, les Burkin,abés considèrent qu'il faut se coucher le ventre plein d'où une alimentation assez rassasiante. j'ai découvert le tô, mélange de farine de mil et d'eau, qui malaxé et cuit donne une pâte assez collante que l'on mange avec toute sorte de sauces, jusqu'ici avec une sorte de soupe de poisson. C'est pas mauvais, assez fade mais le goût n'est pas désagréable du tout. et le tô, après quelques bouchées cale pour plusieurs heures! Mais ce sont des saveurs qui ne sont vraiment pas comparables à d'autres produits que je connais. je n'ai jusqu'ici pas trouvé d'aliment pouvant s'approcher du goût de ce que je mange ici. je n'ai pour l'instant eu aucun problème de nourriture, par d'intolérance apr mon organisme. je craignais la tourista car à peine arrivée j'ai mangé burkinabé mais riend e tout ça. je touche du bois. Les nadinga ont un accès à l'eau chez eux, un simple robinet à l'entrée de la cours qui leur sert à effectuer toutes les tâches, cuisine, douche, boisson... Pour la douche, ils utilisent un seau rempli d'eau et une calebasse pour s'en arroser. Ils ont une construction séparée en deux: d'un côté l'endroit où se doucher, de l'autre un trou pour les toilettes (toilettes à la turque sans chasse d'eau!).
L'après-midi est souvent passé dans la cours, à l'ombre et à l'abri du soleil. Je m'adapte à ce rythme posé et plutôt lent. On n'est jamais pressés! vers 16 heures hier, barnabé m'(a emmenée découvrir d'autres coins et nous sommes cette fois allés au centre de l'artisanat burkinabé. C'est onc le seul lieu où j'ai vu des "Blancs". Et pas les plus pauvres, bien entendu! De très beaux objets, beaucoup dont je retrouve la marque de ce que l'on vend à Artisans du monde. Par contre, je dois avouer que c'est purement touristique! Le Blanc est vu comme acheteur potentiel car riche et traité comme tel. Tout a un prix ici. Même pour photographier les outils de tissage, il faut payer!! Je sais que ce genre de lieu est indispensable à l'écon,omie et qu'il permet une reconnaissance de l'art Burkinabé mais je trouve ça dommage que les relations entre Africains et Européenns perdent de leur authenticité dans ce cadre. Difficile d'envisager autre chose qu'une relation purement financière. Aucune authenticité. Ca m'a vraiment dérangée. La valeur humaine est complètement oubliée. On achète l'objet pour l'objet lui même, sans prendre en compte la valeur travail qu'il y a derrière... Assez dérangeant...
On est rentrés à la nuit tombée pour se rendre directement dans un "cabaret" (petite cabane en bois où l'on peu manger et boire) pour boir la dolo, une bière à bas de mil...un délice! Elle n'est pas forte du tout, a un goût entre la bière et le cidre. Il faut trois jours pour la préparer. On s'ets installés sur un des bancs, d'autres gens étaient là mais ne parlaient pas Mooré (il y a 60 ethnies au Burkina...autant de langues! tout le monde parle deux langues: le français langue officielle, et une autre langue). On nous a servi la bière dans une calebasse.
Sur un banc juste à côté, il y avait une petit fille, Natacha, qui n'arrêtait pas de me regarder et de sourire. Je lui souriais aussi, et au bout d'un moment elle a dit à son voisin (Barnabé m'a servi d'interprêtre) que j'étais son amie, ce qui eu pour connséquence de faire rire tout le monde, et moi la première!, et qu'elle voulait m'offrir une calebasse de bière! Un échange authentique, plein d'innonence et de pureté qui m'a vraiment touchée! Elle répétait que j'étais son amie et quand on lui a demandé comment je m'appelais...elle a hésité et dit qu'elle avait oublié, ce qui a de nouveau entraînté un fou rire dans l'assemblée! Une ambiance légère et chaleureuse! Un moment qui a une valeur humaine énorme. Elle veut me revoir ce soir. J'ai mis un foulard dans mes cheveux pour me protéger du soleil et retenir la transpiration, ce qui fait souvent rire les femmes qui trouvent cela joli. Leurs rires est toujours un moment unique et authentique. Quand arnabé me traduit, elle rigole encore plus, comme dans une certaine pudeur que j'aie pu comrpendre ce qu'elles disaient.
Après cela, on a retrouvé des amis de Barnabé pour jouer aux dames... j'ai du faire environ six partis, chacun voulant affronter la nassara et jouer selon les règles que je connais (dans leur règles on peut ausis manger les pions à l'envers ce qui facilite le jeu). je suis tombée sur de très bons joueurs mais au bout de six parties je n'en pouvais plus!!!!!
Il fait aujourd'hui très chaud. Jusque là la chaleur ne m'a pas dérangée mais depuis cette nuit elle est vraiment pesante et étouffante... la pluie ne devrait pas tarder.
Tout va toujours aussi bien pour moi. j'essaie de vous mettre quelques photos.
je vous embrasse
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