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Je n’ai toujours pas pris le temps de dresser le bilan de ce sublime voyage et pourtant, j’ai la tête pleine et encore beaucoup à partager. J’ai sûrement repoussé ce dernier message de peur de voir ce voyage à sa toute fin. Ecrire la conclusion c’est accepter le retour…Mais le voyage n’a fait en fait que commencer et n’est que le début d’une longue histoire. Le retour a été dur. Je ne sais même pas si la part de moi encore africaine m’a quittée. Je ne suis pas encore reconnectée totalement à ma vie en Europe. Je passe doucement la nostalgie du retour et ma nouvelle vie en Allemagne contribue et m’oblige à me remettre dans le bain. J’ai vécu le retour comme un énorme choc culturel. L’arrivée au Burkina ne m’avait pas laissé cette impression mais le retour en France a été particulièrement éprouvant. Sensation de décalage. Encore dans le quotidien africain et pourtant en Europe. Le cul entre deux chaises. Mentalement en Afrique…physiquement en France. Envie de partager ce voyage, de parler de la famille, du quotidien, de ce que j’ai vécu et pourtant la sensation que c’est une tâche peu facile, que les autres ne peuvent pas comprendre. Là-bas, la moindre chose prend sens, chose qui ici parait complètement anodine J’ai pris conscience que ce voyage a été une expérience unique et forte. J’ai vécu à l’Africaine durant un mois, ai été dans le bain dès les premières heures. Ce mois a été intense, beau, fort, émouvant. Je savais que je ne rentrerais pas indemne de ce voyage. Un voyage en Afrique ne peut laisser indifférent et remet en tête des valeurs humaines depuis trop longtemps oubliées. Je crois que ce voyage m’a changée.
En passant les portes de l’aéroport de Ouaga pour monter dans l’avion, j’étais persuadée que ce voyage prenait définitivement fin, que le Burkina était déjà derrière moi, en moi… et pourtant… ! A l’aéroport de Tripoli, dans la salle d’attente pour l’avion en direction de Paris, mon voisin africain me demande si je vais à Paris, et si je peux le renseigner sur le moyen de se rendre à la gare du Nord. Je lui explique. Entre temps il sympathise avec son voisin. Puis commence à discuter avec moi : « ce sont des paniers de Banfora ? » « Vous êtes Burkinabé ?! » « Oui ». Un énorme plaisir m’a envahie. C’était un réconfort indicible de me retrouver avec un Burkinabé, de sentir ce voyage se poursuivre, de ne pas me sentir aussi seule avec mon voyage. On a bien sympathisé jusqu’à l’embarquement où l’on a remarqué que l’on était l’un derrière l’autre dans l’avion. Après m’être assise, j’ai pu découvrir mon voisin qui venait à son tour s’installer… c’était le voisin avec qui avait sympathisé mon Burkinabé ! Un pur hasard de se retrouver réunis sur le banc de l’aéroport et dans l’avion. Et il s’avère que lui aussi était Burkinabé ! Une Française et deux Burkinabés réunis pour un dernier vol. On a commencé à discuter. C’était son premier voyage en France, il devait se rendre à un forum sur Lille. C’était tellement bon de pouvoir raconter ce que j’avais vécu, d’être encore en compagnie de Burkinabés, de se sentir comprise et pas seule. Je ne me serai définitivement pas sentie seule une seule fois durant tout ce voyage. Arrivés à l’aéroport, on est encore restés à trois pour récupérer les bagages. L’un d’entre eux mettait un peu plus de temps et cela ne me dérangeait en aucun cas vu que je ne me croyais pas attendue. J’avais tout mon temps. Il était 13h, je ne verrai personne avant la fin de journée… L’un des Burkinabés comptait prendre Orly bus, donc on s’est séparés. Comme l’autre devait se rendre gare du nord pour prendre un TGV pour Lille et que je devais passer par là pour rentrer, je lui avais proposé que si l’on devait se perdre… autant que ce soit à deux. Finalement, j’ai eu la grande surprise de voir Gilles, mon oncle à la sortie, m’attendant ! Un vrai soulagement et agréable de ne pas se retrouver seule après un tel voyage. Avec le temps gris et froid, la tristesse du retour, la solitude aurait accru la déprime. J’étais embêtée de ne pas accompagner mon compagnon Burkinabé jusqu’à sa destination…mais on a vite trouvé solution à la question… le déposer directement à la gare ! Durant le trajet, il a pu découvrir Paris. J’imagine le choc quand on arrive de Ouaga à Paris ! Tout paraît nouveau, surréel. Je l’ai accompagné à la gare pour acheter son billet et le guider un peu. Il était vraiment content que je l’aide…et j’étais encore plus heureuse de l’aider, de pouvoir lui rendre la pareille. J’ai reçu un excellent accueil des Burkinabés et ce n’est jamais facile de les remercier alors pouvoir aider un Burkinabé en France était vraiment réjouissant et agréable. Envahie par une sensation de satisfaction énorme. Je ne pouvais envisager meilleure fin à ce voyage.
Comme vous avez pu le lire, ce voyage a été pour moi une sublime expérience. Comme me l’a écrit Annie, une bénévole et amie d’Artisans du monde, j’ai été « attaquée par le virus africain ». C’est exactement ça. J’ai été profondément touchée par ce continent, ce pays, sa population. Et ce voyage n'était sûrement que le premier d'une longue lignée! Je planifie déjà d'y retourner entre les 12 et 24 mois...!
Ils ne passeront peut-être pas tous par ce blog mais Merci à tous les Burkinabés rencontrés. Merci pour leur accueil, pour leur confiance, leur générosité, leur amitié, pour leur contribution à donner à ce voyage ce qui l’a rendu aussi beau.
Merci aux Nadingas, ma famille Burkinabé. Barnabé, ami, poète, guide, frère. Un immense merci pour ton accueil. Je ne m’attarderai pas. Tout ce que je devais te dire, te l’ai déjà dit et écrit. Barka. Mais pour que les autres sachent…Un individu d’une simplicité, d’une générosité grande ; un humanisme et une sagesse face à laquelle je ressens un respect et une estime évidente. Le poète manque à l’aventurière. Bilfou. La Mama. Ma mama Africaine. J’ai trouvé ma Mama Burkinabé tout comme elle a trouvé sa fille blanche. Fati. Fortuna. Roger. JB. Bérenger. Bernadette. Léonel. Apollinaire. Maria. Natacha au sourire d’or. Je vous porte dans mon coeur. Vous faites dorénavant partie de ma vie. Moi qui comptais rester 5 jours chez vous…ai finalement passé trois semaines à découvrir votre vie, à devenir à ma façon une Nadinga, un membre de la famille, sans traitement différent mais comme une égale. Je vous suis d’une reconnaissance infinie.
Arou. Afou. Ousmane (Banfora). Ousmane (Bobo). Alida. Issa Bai. La Mama à Bobo. Le Papa. Aicha. Fatou. Bouba. Emmanuel. Et tous ces gens rencontrés en route qui ont eu leur rôle dans ce séjour…
Merci. Barka. An tié.
Merci aussi à ceux en France et en Allemagne qui m’ont suivie dans cette aventure, ont lu régulièrement mon blog, m’ont encouragée et soutenue. Me savoir suivie m’a vraiment fait plaisir. J’ai apprécié de voir que les gens se sont intéressés à ce projet.
Enfin, je tiens à recadrer un peu les choses en raison de certains commentaires laissés. Mon voyage s’est déroulé dans les meilleures conditions et je crois que tout voyageur au Burkina Faso sera toujours accueilli comme il se doit par les Hommes intègres. Mais il faut cesser de croire que l’Afrique= vacances. Pour certains j’ai eu l’impression qu’ils voyaient ce voyage comme détente et doigts de pied en éventail. Mais on ne vient pas en Afrique en vacances, ou alors on n’a strictement rien compris de ce que cela représente. Partir en Afrique c’est voyager, partir à la découverte d’une nouvelle culture, d’une population à son passé et ses traditions à son mode de vie loin du notre. C’est prendre le temps de s’intéresser à tout ça, prendre le temps de s’intéresser à l’humain, à l’individu en tant que tel en mettant de côté tout matérialisme. Ce voyage a été fatigant. Je ne suis pas rentrée reposée comme si j’avais passé deux semaines à la plage les doigts de pieds en éventail. Il faut vraiment avoir conscience de tout cela.
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Publié à 11:19, le 18/10/2008, Mots clefs : |
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Un petit message avant le retour mais j'en réecrirai un plus long à mon retour en France pour raconter les derniers jours au Burkina et dresser un bilan de ce premier gros voyage en solitaire..Le voyage se poursuivra à sa façon dès mon retour; Je me connecte tout juste pour régler mon retour et réserve mon temps pour les derniers moments au Burkina.
Il faut chaud et je ne m'en plains pas le moins du monde, je profite de ces derniers bains de soleil avant le retour au Pôle nord!!
Je prends l'avion mercredi à 1h du matin (soit 3h heure française), arrivée à Tripoli à 6h30 heure française et départ à 9h30 pour Paris...Arrivée en france à 12h30. Si pas de retard bien sûr...!
Comme prévu, le départ s'annonce dur....journée tranquille demain à profiter des derniers moments avec la famille Nadinga...
Promis, je vous raconte mes derniers jours en fin de semaine... ce blog n'est donc pas encore en fin de vie !
A tout bientôt pour de vrai :D
Je vous embrasse
PS:Fati m'a recoiffée ce matin et me voilà avec une nouvelle tête africaine :).
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Publié à 08:18, le 6/10/2008, Mots clefs : |
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Réjouissances de la connexion...Coupure d'électricité après 20 minutes de connexion!
Par chance je n'avais pas écrit beaucoup!
pas d'inquiétudes, je profite à fond des derniers jours au Burkina Faso. C'est l'effet départ de Bobo/ retrouvailles qui a généré cette légère tristesse faceau départ.
Beaucoup de choses à raconter aujourd'hui.
On sent la fin de l'hivernage proche car il n'a pas plu depuis une semaine. Il fait chaud...très chaud depuis mon retour à ouaga. on approche facilement des 40°C. Je supporte sans problèmes jusque 35°c...Mais dès qu'on touche les 40°C cela devient vraiment pesant... du coup, on bouge en matinée et en fin d 'après-midi, profitant d'un peu d'air à l'ombre de l'arbre dansla cour. je me suis dailleur bien habituée àla chaleur que je ne la sens plus vraiment... lundi en sortant en ville avec barnabé, un panneau affichait 32 °C...à 19h...soit à la nuit tombée. Jaurais estimé la température à...25°C!!! je profite bien du soleil dans tous les cas et de la chaleur car je sais que le retour climatique sera dur!!!!Une perte de 20 à 30°C....!!
Petit résumé de la semaine...
Lundi, je suis allée à ouaga centre pour rencontrer la soeur d'Ousmane qui travaille dans les teintures..; Pas de préparation ce jour, du coup, elle m'aproposé de revenir dimanche pour passerlajournée à voir toutes les techniques de teinture... vraiment très intéressant. Elle m'a déjà présenté quelques trucs lundi mais le mieux erade voir...et d'expérimenter! Parcontre, Barnabé a eu la même impression, lle répétait chaque chose environ 4 fois, accompagnant toujours ses phrases des mêmes expressions!!Et puis un vrai côté business...que je déteste!Même banabé était un peu mal à l'aise! Sur le chemin du retour surlequel les filles nous ont accompagnés (elles étaient de retour àOuaga, je les avais rencontrées à Bobo), on comptait prendre le bus, on a rencontré leur père qui m'a mis de l'argent dans la main pour qu'on rentre en taxi et pas en bus (il trouvait que l'arrêt était loin...)...très génant aussi... Et puis les filles nous cherchaient un taxi alors pas d'autres possibilités...
Ca m'aura pemis un énorme fou rire dans le taxi face à une suite de scène assez drôles.Ils étaient deux dans le taxi, le chauffeur et "l'accompagnateur". on a roulé un peu...on s'est arrêté pour prendre un homme... 2 minutes à peine après être monté...il voulait acheter des bananes...doncon s'est arrêtés sur le bord de la route pour acheter cequ'ilvoulait...! le vendeur, un enfant, avait du mal avec l'argent... du coup c'était unpeu le bordel...on s'est remis en route, 50m plusloin on s'est arrêtés, une femme est montée...et l'accompagnateur l'avait déjà repérée de loin... On était 4 derrière...et là il a entamé le plan drague le plus inimaginable! "je descends pas au feu mais je peux descendre avec toi si tu veux"...et d'autres choses "je suis entrain de te draguer là, on va pas y aller avec le dos de la cuillère!!" j'étais complètement hilare derrière! La femme descend au feu. on repart...on s'arrête 2 minutes après pour prendre un homme, une femme et un enfant!!! le gars monte derrière...la femme etl'enfant devant à l'étroit avec l'accompagnateur...8 dans la voiture, taille normale,4 devant, 4 derrière...tout es possible en Afrique! "je voulais que l'enfant reste derrière pour profiter de la maman", un peu déçu. "je parle pas bien mooré, dis moi ce que tu aimerais que je te dise!" "je descends pas au chateau d'eau mais si tu veux je descends avec toi"...et ainsi de suite, un dragueur peu subtil! Un énorme fou rire!On est descendu au chateau avec Barnabé, j'ai réglé la course, je lui donne le billet de 2000 FCFA que lepère m'avait donné, le taxi me devait 1200..;ça a été toute une histoire... l'accompagnateur: "tu as de la monnaie" 5 minutes après, le chauffeur trouve sa monnaie, il avait 800 Fcfa en pièces "tu as pas assez là "attends laisse moi faire, donne moi 200FCFA j'ai un billet de 1000!" des vrais clowns!
Lundi, j'avais décidé de cuisiner pour la famille... Au programme purée de pommes de terre. C'est bernadette qui m'en a donné l'idée car elle m'avait confié adorer ça. Elle n'était de retour que mardi ce que j'ignorais alors donc n'a pas pu y goûter.
je l'ai préparée pourle dîner... pommes de terre, oeufs, beurre et lait pour la rendre onctueuse et douce, sel, poivre. Un peu l'équivalent d'un tô de pommes de terre!
Fati m'a aidé à préparer. Elle tenait à voir comment je préparais ça... Elle a été la première àgoûter... "c'est très très très très très bon! "c'est délicieux" Elle adorait! Plus tard, Roger me fait "tu veux nous faire prendre 5 kilo?!" (traduction: c'est très bon!". ils ont tous adoré la purée...qui les a d'ailleurs trompés...en voyant la quantité, ils ont eu peur de manquer (pour 10 personnes je compte toujours une quantité de 20 personnes!) mais ont en fait été très vite calés et rassasiés! Jétais vraiment contente que ça leur plaise! Mardi, Bernadette était e retour et jelui avaisproposé delui aire une assiette de purée vu qu'elle avaitloupé ça... et JB me fait "euh tu peuxen faire deux...?!!!" ...ok je crois que tout le monde serait enthousiaste de remanger de la purée...alors j'ai recuisiné hier...et là même réaction, multipliée même! Ils ont vraiment adoré. Roger lmefait "tu sèmes la bonne humeur avec la purée"... et c'était vrai...!Il avaient tous un grand sourire sur la bouche, tous en train de se régaler. Ca faisait chaud à voir, et ça m'a par conséquent mise également de bonne humeur. Et manger la purée vec les doigts... c'est franchement un vrai régal. Roger considère presque la purée comme un dessert car il trouvait ça sucré, mais le côté doux du beure et du lait, le piquant du poivre leur a vraiment plu.On a ainsi pas mal plaisanté ur le sujet..."comment rendre les Burkinabés heureux?"...."en leur faisant de la purée" Les patates leur sont un peu chères (un repas pour 10 personne soit 20 personnes m'a pas couté plus de 4 euros!) en ce moment mais décembre est lsaison...et je crois qu'ils vont manger beaucoup de purée maintenant qu'ils ont découvert ça! Je ne m'attendais vraiment pas que ma purée aurait cet effet!Lundi et mardi, j'ai été prise d'une grosse fatigue qui m'a un peu inquiétée... barnabé était persuadé que j'avais accumulé de la fatigue et que les trois semaines de voyage derrière moi n'était pas rien...j'essayais de leprendre comme ça mais même en tachant de me reposer, je me sentais complètement épuisée... un peu peur et énervée de crainte de ne pouvoir savourer à fond les derniers jours...et puis c'est pass dès mercredi et dpuis hier j'ai retouvé le top de ma forme. Une grosse fatigue mais pas d'inquiétudes, je vais très bien! Mardi c'était la fête du ramadan. En me levant vers 15h après m'être reposée tout le début d'après-midi, Barnabé, JB et Elvis se préparaient à aller répondre aux invitations. En fait la fête du ramadan touche tout le monde, peu importe que l'on ne soitpas dereligion musulmane. Les familles musulmanes préparent des plats pour fêter la fin du ramadan et les partage avec voisins et amis....Une invitation signifie qu'un ami,unefamille musulmane connue par les Nadingas leur a dit devenirleur faire honneur. Chaque famille peut accueillir en moyenne une centaine de personnes!! ca a été un évènement passionnant et fascinant à découvrir. Première invitation, on arive chez les voisins, "on s'invite"c'est en tout cas l'impression que cela donnait, et on attend qu'on nous donne à manger. un peu déconcertant au début mais c'était pour eux le plus normal du monde. On nous a servis à manger et à boire. On enchainé sur quatre autres invitations avec chaque fois à manger et à boire! Manger me redonnait des forces et m'a fait du bien mais vraiment j'étais pleine! cette générosité, cette tolérance, cette chaleur ce partage m'ont vraiment épatée, peu importe la religion, seule l'amitié, les liens suffisent. Je crois que je n'ai jamais vu ça. Quand il sagit des fêtes chrétiennes, Noël, Pâques, ce sont les catholiques qui préparent et les Musulmans qui débarquent!et on donne sans arrière pensées sans se dire "je lui ai donné ça, j'attends ça de lui", toujours cette pureté et ce naturel àdonner même si l'on n'a pas grand chose. Et moi athée parmis les chrétiens et les Musulmans à fêter le Ramadan! j'ai retiré mes tresses hier, certaines commençaient à tomber, et mes cheveux européens se faisaient de plus en plus visibles...il était grand temps! une fois les tresses défaites, j'avais une super coiffure avecdu volume...que j'aurais bien gardé...mais leshampooing m'a fait retrouver mes super cheveux tout raides!!!
Les mèches ont un peu abimé mes cheveux et jen perdu un peu mais ca va. je referai des tresses lundi, collées cette fois car je nesupporterai de rester assise 9h pour avoirla même coiffure que la dernière fois! Au lieu de la garder 3 semaines, je la laisserai 2 semaiens pour ne pas trop abimer mes cheveux. n tout cas, ça me fait bizarre et je me sens nue sans longs cheveux!
Mercredi, je suis allée rencontrer Henriette Ouédraogo, responsable de l'association "Ragussi". J'y reviens juste après, je crois à ce sujet avoir la pouasse face à ce projet de découvrir la production du beurrede karité... lundi personne n'était là, mardi, fête du ramadan donc aucune chance, mercredi on rappelle henriette...une production a eu lieu le matin même...on a appelé trop tard! Sur une mauvais compréhension on a eu du mal à la trouver, là encore j'ai cru ne jamais la rencontrer!J'ai tenté de revoir l'association cofinancé par l'Occitane, là encore directrice absente "ah vous revoilà" "oui vous deviez appeler et vous ne lavez pas fait " "oh mais on va le faire" "je pars mardi!!!" "ah ok" avec un sourire un peu faux de la presonne qui ne rappellera pas!On n'y retourne sûrement aujourd'huipour la troisième fois..;faire un peu de forcing surtout que les femmes produisent en ce moment! Henriette m'aproposé de voir la production dimanche dans le centrede fabrication...qui a lieu à 25km de Ouaga... ce qui est relativementtrès loin en scooter...J'ai fait beaucoup de 20 km aller retour à Bobo et banfora mais là 50km c'est énorme... le scooter merde un peu en plus alors prendre le risque de se retrouver en rade àmi chemin est un peu dommage...de plus, rdv à 7h30 là bas, donc épart à 6h30...et en même temps j'ai très envie d'y aller. Et l'autre RDV pourles teintures... je mise donc tout sur l'association de l'Occitane pour voir la prodcution dans son intégralité car je n'ai que les morceaux.
BEURRE DE KARITE 2
Rencontre avec henriette Ouédraogo de l'association "ragussi" ("qui ne dort pas")
L'association date de 1998 mais n'a commencé la prodcution qu'en 2003. Elle tient son nom d'unepetite anecdote. le^père d'henriette était, en périodede colonisation, chargé de trouver des personnes pour les travaux forcés, la journée il n'avait pas le temps et reportait ce travail la nuit.. es amisl'ont surnommé "qui ne dort pas". Maispour henriette le nom de l'association est un pléonasme car il va de soi que les femmes ne dorment pas!Ellesdormentpeu et déjà tôt le matin elles vont au village pour chercher lesprodcuits qu'elles vendront sur le marché.
L'association a été financée par un projet de micro-réalisation canadien. Ils ont construit les batiments, fourni du matériel pour la production mais celui ci n'a pas suffit et lesfemmesont du utiliser leur fond pour acheter le matériel qui manquait ce quiareprésenté un coût non négligeable.
L'association produit le beurre biologique. Les noix doivent venir d'espaces configurés comme bio.
En 2004, l'association a commencé à exporter et depuis 2007, elle commence à bien fonctionner.
50 femmes travaillent en période de production intensive, à partir d'octobre. Beaucoup de femmes se présentent chaque jour pour travailler mais l'association ne peut pas suivre.
Le principal client...l'Occitane qui achète 20tonnes par an. Le contrat a été passé en 2006. la hausse du coût des matières premières a entraîné une hausse du prix du beurre mais l'Occitane a refusé de payer cette hausse (leprix est passé de 1400/1600 à 2000 FCFA le Kg). En aide, elle a toutefois payer les 3 millions de FCFA pour la certification, ce qui est déjà beaucoup mais le prix que l'association fait est leprix sur l beurre seul. Le coût du conditionnement, l'électricité n'est paspris en compte ce qui s'avère dificile pour l'assoc niveau finances mais impossible d'augmeter le prix faute de trouver des clients. Les femmes ont des revenus qui leur permette de vivre mieux mais Henriette reconnait qu'ils ne sont pas élevés...Le beurre n'est pas prfumé ni désodoriser. Il se veut bio et l'utilisation de produit chimiquepour ôter son odeur ne le rendrait plus bio...de plus, henriette affirme que l'odeur du beurre faitle beurre...et là je suis entièrement d'accord. Je peux comprendre que l'odeur naturel ne plaise pas aux américaines et européennes mais c'est justement sa qualité. Sans cette odeur on peut vendre n'importe quelle graisse sous le nom de karité!
Le but de l'association et le développement de la femme mais aussi la sensibilisation au SIDA, la lutte ontre l'excision et la solarisation mais c'est trois derniers projets demeurent encore un échec faute d'aide et de fonds.L'association cherche à se mettre dans le commerce équitable. Elle a eu plusieurs propositions qui n'ont pas aboutis et une en cours... leur objectif fixé est 2009. J'ai parlé d emon bénévolat à henriette, lui ai exppliqué ce que le commerce équitable leur apporterait. Je suis convaincue que le commerce équitable serait une chance pour l'association, celleci et ûrement d'autres encores,. Il permettrait la prise en compte de certains coûts: emballage, électricité, pots, étiquettes, dans leprix et un meilleur revenu pour les femmes.
Cet échange a renforcé mes convictions et mon engagement au sein du commerce équitable. J'avais conscience de pas mal de choses déjà en Europe mais le fait d'être confrontée aux réalités m'a ouvert encore plus les yeux sur les difficultés, les besoins....
Je viens d'aller voir le prix du beurre de karité sur le site de l'OCCITANE et vraiment, je suis outrée! 5 euros le malheureux petit pot alors que le kilo coûte moins de 3 euros!!!!!ok il y a le coût du transport, leconditionnement, la préparation des produits...mais quand même!!Et je ne sais pas si l'Occitane se fait beaucoup de profits mais elle pourrait payer plus les femmes...en sachant que celles-ci ignorent sûrement à quel prix se vend le beurre qu'elles utilisent au quotidien....L'occitane profite de ce "manque d'information" pour les "exploiter" et se faire de l'argent sur une richesse bien trop méconnue. Enfin bon, énervant, mais je comprends maintenant mieux ce pour quoi je me bats.
Je vous embrasse. A bientôt
Es tut mir echt Leid, dass ich aufgehört habe, auf Deutsch zu schreiben aber das ist mir einfach viel zu viel!!!! Ich denke vor allem an vinent, der überhaupt kein Wort Französisch kann....da ich weiss dass die Meisten Deutsche französisch können, bin ich sischer dass sie verstehen werden... aber versprochen Vincent..ich schreib dir und erzähl dir alles...auf Deutsch, Wenn ich zurück bin!;).
jedesmal denk ich mir "und der arme Vincent, der nichts versteht...!"
Liebe burkinabische Grüsse!
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Publié à 03:50, le 3/10/2008, Mots clefs : |
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Je retrouve ma bonne connection habituelle de Ouaga donc je me rattrappe pour les photos!
Me voilà de retour à Ouaga depuis hier soir...Après 5heures de bus au départ de Bobo, je suis arrivée vers 19h à Ouaga. barnabé était informé de mon retour ce jour et je devais initialement l'appeler une fois arrivée... sauf que j'ai préféré faire la surprise de mon retour. J'ai pris un taxi jusqu'au chateau d'eau, mon point de repère du secteur 29, et proche de la maison nadinga...Sur le chemin, c'était un vrai plaisir de se sentir un peu chez soi, de reconnaître les lieux comme si on les conaissait depuis toujours. comme il faiait nuit, j'ignorais si je retrouverai facilement le chemin...en fait oui ca a été chose facile!Même dansl'obscurité j'ai pris mes repères à ouaga. En arrivant à la porte, j'étais inquiètede n'entendre aucun bruit... pas de Fortuna en pleurs, pas de discussions qui vont bon train... j'ai frappé pour signaler ma présence, suis rentrée...ai reconnu Fati qui était assise dehors...de sa place elle ne pouvait encore me reconnaître... quand elle m'a vue , "Fanny!" J'ai pu voir un énorme sourire sur son visage, le même que sur le mien j'imagine. Un vrai bonheur de la revoir! Des premières retrouvailles fortes. les autres taient partis à la messe alors on a discuté en attendant. Puis ls autres sont arrivés les uns après les autres, Roger, la Mama, JB, Barnabé... et toujours la même émotion. Un véritable bonheur partagé de les revoir. Du coup, j'appréhende vraiment le départ fatidique de mardi prochain...Mais je n'y pensedéjà plus trop car la semaine va s'annoncer encore richecar programme chargé! Encore deux associations rencontrer, je tiens à revoir "Natacha au sourire d'or", Je dois rencontrer la soeur de la Mama de Bobo qui habite à Ouaga et fabrique les teintures (ce qui m'interesse grandement), voir le petit Léonel (Ca y'est le bébé de bernadette a un nom!!) et je souhaite encore monter à cheval. Beaucoup de choses mais je vais pouvoir encore les faire au rythme africain avant de retrouver le stress de l'avant rentrée... un vrai bordel l'inscription à la fac de Sarrebrücken!! Mais là encore, je ne verrai ça qu'à mon retour! Pour le momen je profite des derniers jours. Depuis cette semaine à banfora et Bobo, le voyage prend un autre rythme, il s'accélère et va à grand train.
Le reste de mon éjour à Bobo s'est très bien passé... un problème de communication évident avec Ousmane. Je ne sais pas ce qui m'inportunait autant chez lui mais il y a quelquechose qi m'agçait profondément alors j'ai pris sur moi mais chaque jour, pour des raisons diverses et variées j'avais l'impression qu'il faisait des coupsbas. Sa façon de faire parfois m(énervait. jai pris sur moi parce qu'on a eu es discussions intéressantes et il n'y a qu'avec lui que ça n'allait pas.On ne peut aimer tout le monde! Avec le reste des membres de la famille, ça s'est déroulé à merveille. j'ai eu un échange fort avec les femmes de la maison, avec la mama malgré la difficulté de communiquer car elle ne aprlait que Dioula et moi français...J'ai beaucoup aidé à la cuisine ce qui créait chaque fois des moments privilégiés à la discussion.Jeudi et vendredi n'ont pas été très remplis, sûrement parce que j'évitais Ousmane et que lui même passait beaucoup de temps à la prière... (5heures par jour environ). vendredi soir, on est allés voir son oncle et là j'ai regretté qu'il ne me l'ait pas présenté plus tôt car il avait une réflexion vraiment intéressante sur les choses et ça a rendu l'échange passionnant...mais trop court! On a baucoup parlé de la Polygamie entre autre. Sa femme était là et c'est le premier couple africain que je rencontre dans lequel jai senti une véritable communication et un vrai échange. Elle était avec nous et pouvait s'exprimer aisément et dans une grande liberté et lui était très attentif à son point de vue aussi. Ca a été une soirée très intéressante pour moi autour d'un thé arabe (un délice!) Dernière matinée samedi tranquille à profiter des derniers moments avec la famille Sanou. Ils voulaient tous que je reste encore à Bobo, la mama semblait touchée par mon départ, Alida répétait que jallais leur manquer...Une semaine suffit à sattacher. Eux aussi me manquent et le départ étai d'autant plus touchant de les voir tous sur le pas de la porte à me saluer. Dur d'éviter quelques larmes...; c'est ce qui me fait d'autant plus craidnre mardi soir prochain... mais je préfère quitter le Burkina faso en pleurant qu'en riant! Mais c'est ça le voyage. On rencontre des gens qu'on doit à un moment ou un autre quitter.Et puis on est attendu ailleurs... et ainsi de suite. Arou était triste que je quitte Banfora mis j'étais attendue à bobo. Joie de rencontrer de nouvelles personnes...départ triste mais très vite la tristesse est passée pour laiser place à l'excitation de revoir les Nadingas. Savoir qu'on est attendue et que les gens vous désirent à leur côté est un sentiment énorme. Le départ sera triste mais je sais que je suis attendue à paris et en Allemagne...
Je suis très contente car j'arrive à accrocher lepagne à l'africaine ans qu'il ne glisse! Jusque là, j'utilisais le secret de la Mama...! j'avais rajouté un morceau de tissu pour relier les deux extrémités du pagne car sinon le pagne finissaitvite par tomber... et magie depuis quelques jours, ça tient! je suis bien contente!
Message moins longs, le prochain sera plus long si je peux suivre la production du beurre de karité...avant de partir pour Banfora, j'avais donc rencontré une association mais labsence de la directrice avait reporté le RDV... On nous avait affirmé qu'on nous applerait (ils devaient appeler barnabé..) On était douteux tous les deux (étonnant car d'habitude, l'accueil est très bon mais là on sentait une certaine méfiance de mon intére^t)... comme prévu pas d'appel... et pourtant c'est le plus interessant car c'est une association gérée par l"Occitane"... grosse marque européenne.......Surement un peu "dérangeant"... je vais les recontacter et on verra ça!
Message moins long...peut-être aussi parce que le retour approche...tout comme vos commentaires se font moindre!
Je vous embrasse!
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Publié à 06:47, le 28/09/2008, Mots clefs : |
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Je vais faire de mon mieux pour écrire autant que d'habitude mais la connection est vraiment vraiment mauvaise...alors que mon hôte m'assurait sa qualité! Donc pas de photos aujourd'hui!
Fin de mes péripéties à Banfora... ces quelques jours à banfora furent très bons et très agréables...mais j'ai quand même été soulagée de partir car Arou me draguait vraiment et aurais tout fait pour me retenir...par chance le mensonge du fiancé l'avait calmé! Samedi soir, comme prévu on est sortis pour aller boire une bière dans un bar dancing (vide en cette période du Ramadan.) . Déjà ses amis qui devaient venir n'étaient pas là et on a fini à deux... et là j'ai eu le droit aux "tu es magnifique" "tu es la première femme avec qui je peux me représenter quelque chose" "Je t'aurais rencontrée avant ton Allemand, je t'aurais gardé ici" "pourquoi tu ne restes pas à banfora?!"...A côté je mentionnais ma fidélité à mon Allemand (mdr!), ma vie en Allemagne...etc ce qui le calmait dans ses élans... ça m'aura bien fait rire en tout cas... quand il m'a laissée au bus dimanche vers 14h, il était abattu...et moi soulagée malgré une véritable sympathie de sa part et un accueil chaleureux de sa famille.
j'ai aussi eu l'occasion de conduire un scooter pour la première fois :) C'était assez drôle et en fait bien plus simple que ce que je pensais initialement! Ici pas besoin de permis, personne ne porte de casques, tout le monde peut rouler avec ces engins! Ca a beaucoup fait sourire ou du moins étonné de voir une Blanche conduire un Africain en scooter car c'est souvent l'inverse! J'ai expérimenté la conduite en chemins accidentés (90% des cas!), un peu effrayant au début mais juste une questiond 'habitude en fait!
Avant le départ pour Bobo j'ai encore profité de la matinée en faisant le grand marché du dimanche de Banfora, en buvant un thé dans le "café" que tient un de ses amis et à discuter avec quelques jeunes Banforalais.
Départ en bus pour Bobo vers 14h... vers 15h15 j'arrivais à Bobo, où Ousmane, mon hôte Couch surfer m'a rejoint avant de rentrer et de découvrir sa famille.
Ousmane vit avec ses parents, ses frères et soeurs, nièces et cousines. Leur niveau de vie est bien plus élevé que les deux familles précédentes... assez déconcertant à l'arrivée! Salle de bain simple mais douche "normale" et toilettes "normales", équipement informatique, télé, lecteur Dvd, chaîne, équipement de salle et puis de façon générales la maison est plus "finie", peinture aux murs, sorte d'isolation...ce qui change des simples maisons en "parpaings nus"... Je dois avouer que je ne suis plus habituée à tout ça! Malgré la satisfaction de retrouver des toilettes "normales", la douche au seau s'avère pour moi bien plus pratique que de me mettre sous la paume d'arrosoir avec mes (faux) cheveux! C'est pour moi interessant de comparer ces expériences et de voir les différences. Malgré tous leurs biens, la cuisine se fait toujours de la même façon, et certains gestes ne changent pas que l'on ait de l'argent ou pas.
L'expérience est d'autant plus différente et un peu moins authentiques qu'il a déjà accueilli plusieurs Couch Surfer. je me réjouis tout de fois d'être la première fille qu'il reçoit... au moins je ne serais pas "noyée" dans les couch surfers déjà accueillis! Et puis il a passé du temps en France (21 fois 6 mois pour y suivre une formation) et ça se sent dans son attitude!
Un très bon accueil par toute sa famille, c'est un plaisir de pouvoir discuter autant avec les femmes de la maison qui sont vraiment sympathiques!
Mes hôtes sont musulmans ce qui signifie qu'ils sont en plein Ramadan. Je mange normalement et selon ma faim (ils trouvent tous que ej ne mange pas beaucoup mais vu la chaleur je me contente de peu!) Premier repas à 4h30 pour eux... 4 heures plus tard pour moi!On attend le coucher du soleil pour dîner. D'abord le Zhoomko, boisson très bonne à base de mil (il est partout celui là!!), de sucre, de gingembre et de tamarin, très rafraichissante en ces chaleurs actuelles, et bouillie de mil! Puis assiette de semoule avec des feuilles de patate (j'adore!) et après un plat à base de riz et parfois encore autre chose derrière, hier c'était de l'igname (très bon aussi!). On passe souvent le début de soirée devant la télé pour dîner... c'est souvent l'occasion pour moi de discuter avec le Papa de la famille et aussi de voir les infos de France 2 sur TV5 et de voir un peu ce qu'il se passe en France! Hier on est allés voir des amis à Ousmane et ce soir, on ira normalemnt aux "Bambous, un bar de Bobo très animés par des petits concerts chaque soir. Comme ils sont tous Mulsumans, j'ai pas mal discuté religion avec eux, ce qui est pour moi très interessant bien que je ne partage pas certains de leur points de vue...beaucou même sur la femme!
Dimanche et lundi très fatigants en raison de la chaleur mais la pluie de la nuit à rafraichi l'air et ça fait du bien!
Je découvre avec plaisir la ville de Bobo. En ne considérant que les villes, je préfère Bobo à Ouaga. Il y fait vraiment bon vivre. Lundi, j'ai découvert la vieille Mosquée, le vieux quartier et la Maison mère de Bobo, rencontré des amis d'Ousmane très sympas, fait l'énorme marché central. A ce sujet, je dois reconnaître que je préfère faire les petits marchés. De manière générale me promener sur les marchés Burkinabés m'éclate mais je trouve les petits marchés de secteur ou de petites villes comme Banfora plus authentiques.
Hier matin visite du musée de la Musique. très petit mais interessant de découvrir plein d'instrument, leur usage et leur pratiques. Drissa un ami de Ousmane, lui aussi Couch surfer, nous a accompagnés. Ensuite on est partis à une dizaine de kilomètres de Bobo, aux Guinguettes, où se trouve une forêt nationale classée. Un cadre très beau (je mettrais des photos la prochaine fois). Hier j'ai été un peu énervée (la première fois depuis 2 semaines!). j'ai vraiment eu l'impression d'être prise en traitre et d'être considérée comme une touriste pure et simple aux yeux d'Ousmane et de certains de ses amis! C'était un peu le "on va t'emmener là là et là". J'étais ok pour aller voir le Guinguettes, réputées pour être belles, donc on a pris cette direction en scooter...on s'arrête à une station essence... et là je me retrouve à payer les deux pleins d'essence....ce ue j'ai un peu mal pris. Je n'ai aucun problème à payer l'essence quand on part ainsi en excursion et trouve ça tout à fait normal mais pour Drissa, sa venue était son choix et son désir, ce n'était pas à moi de payer! là je me suis vraiment sentie prise en traitre! Ensuite Drissa répétait sans cesse "oh mais allez faut découvrir!", ne prêtant même pas attention, à la philosophie avec laquelle je voyage, voulant juste m'en mettre plein la vue...Ce qui m'a profondément agacée. Avant de partir dans la matinée, j'avais mentionné qu'un pagne d'une nièce d'Ousmane me plaisait beaucoup et je désirais savoir où en trouver. En rentrant, deux pagnes m'attendaient, déjà achetés...Pas très chers et ils me plaisaient grandement mais juste par principe, j'aurais aimé dire un mot à ce sujet! "tiens, ca fait tant"! Les couleurs me plaisent grandement et je les garde mais je n'en aurais peut-être acheté qu'un. Ca a confirmé mon idée d'être traitée en pure touriste, comme si je n'étais là que pour acheter et bouffer des lieux touristiques! j'ai attendu qu'Ousmane soit revenu de sa prière (5 par jour!!!!!) pour en discuter parce que vraiment on était pas sur la même longueur d'ondes! Ma philosophie de voyage c'est de découvrir la culture du pays, ses habitants, leur mode de vie, leurs traditions... c'est l'humain qui est au centre et il importe pour moi bien plus de passer du temps avec les Burkinabés dans leur vie quotidienne que de faire 50km pour aller voir un beau paysage. J'ai fait bien entendu quelques sites touristiques, les Cascades et les Guinguettes mais à Ouaga je n'en ai fait aucun et ces deux semaines ont été les plus enrichissantes! On a réglé les choses donc il a en tête mon point de vue. il souhaitait que je sois satisfaite de ce séjour et que j'ai plein de choses à dire à mon retour... Opinion courante ici... faire en sorte que je ramène une image positivie du pays par sa beauté...j'ai expliqué que l'important pour moi c'est l'image de la population et elle me suffit avoir une très bonne image du Burkina!
Jusque là, je n'ai eu aucun problème à ce que les gens comprennent ma philosophie de voyage...ils la comprennent très vite quand ils me voient en pagne et en coiffe africaine mais à Bobo, vraiment difficile de défendre mes idées! Maintenant que c'est dit et éclairci tout va mieux dans l'échange que j'ai avec Ousmane, très sympa au demeurant!! COMMUNICATION : véritablement mon crédo ce mot;..ca règle bien des problèmes!
Je m'entends très bien avec sa belle soeur, mariée à son plsu jeune frère, avec qui on a discuté enfants et grossesse hier. Le sein maternel est prêt à tout moment... Alida triait le riz quand IssaBaï, son fils de 1an 6 mois et arrivé a baissé le t shirt et pris le sein, ne génant en rien l'activité de sa mère... ce n'est pas la première fois que j'assiste à de telles scènes... !! Ca me fait toujours sourire. le petit pleure... hop on sort le sein en 2 secondes et tout va bien! Ah oui, et on allaite souvent jusque deux ans, ce n'est pas rares de voir un petit déjà "grand" venir téter!! Idem quand les mères portent leur enfants sur le dos (attachés avec le pagne) et qu'elles continuent leurs activités. Le must du must c'était la préparation du beurre de karité avec le bébé dans le dos, et le buste penché vers le sol... j'ai cru que le bébé allait finir dans le beurre!!!! assez étonnant au début de voir les petits, dès leur plus jeune âge porté dans le dos. Un peu inquiétant pour moi de ne pas voir ce qui se passe derrière...mais j'ai vite compris qu'en fait c'est un très bon moyen, ça laisse la mère libre de vaquer à ses occupations, ça calme un bébé qui pleurt ou qui cherche sa mère et en plsu de tout il parait que ca évite certaines maladies. Je pense que par certains côtés les bébés africains sont plus robustes que nos bébés européens...peut-être parce qu'ils sont considérés comme des singes jusqu'à deux ans! Ce qu'on nous déconseille en Europe...on le fait ici sans problème, comme apr exemple attrapper les petits par un bras! La connection arrive à son terme...
Tout va très bien sinon, je suis juste bouffée aux moustiques...j'ai les jambes et les pieds dans un sacré état...même moustiquaire et anti moustiques n'empêchent par les piqûres... pantalons et t shirt manches longues seraient une solution mais c'est inconcevable par 30°C!
Je vous embrasse!
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Publié à 07:19, le 24/09/2008, Mots clefs : |
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Je ne pensais pas pouvoir vous écrire de Banfora (petite ville, pas autant de cyber qu'à Ouaga, et surtout beaucoup à voir!) mais le programme du jour tombe à l'eau...il pleut par intermittence...ce qui n'est pas le mieux pour faire une dizaine de kilomètres en scooter et aller voir les hipoppotames...donc je peux prendre une heure pour vous donner de mes nouvelles.
Ce n'est pas tant le fait que je sois chouchoutée qui me donne envie de rester chez les nadingas mais le fait que je me suis vraiment attachée à eux et que leur quotidien est un enrichissement pour moi. Ils sont devenus ma famille Burkinabé tout comme je suis devenue leur soeur blanche! La Mama m'a dit que j'étais sa fille blanche. Elle est pour moi ma Mama Burkinabé!
La balade à cheval de mercredi après-midi a été tout simplement merveilleuse! Je me demandais quan dmême, su rla route du centre équestre si le responsable se souviendrait de sa parole de me faire partir en balade gratuitement...mais je ne doutais pas tant que ça...les Africains n'ont qu'une parole et elle est sacrée! Il n'était pas là quand on est arrivés mais après avoir expliqué ma présence aux employés du club, l'un d'eux m'a dit que c'était ok et l'on est donc partis à deux en balade. J'étais un peu déconcertée que ce soit eux qui me préparent mon cheval...je n'avais qu'à monter dessus...ce que je n'aime pas du tout, appréciant de passer du temps à m'occuper du cheval, à le panser et à faire connaissance! J'ai eu un petit cheaval gris: Petit-gris! Un cheval bien sympa et tranquille à monter. On s'est baladés une heure et vraiment les paysage traversés étaient splendides. Je n'avais pas d'appareil car trop risqué... Un plaisir énorme, comme toujours, de monter à cheval et de ressentir les senstions du trot et du galop! On a beaucoup galopé et C'était pour moi une vraie sensation de liberté et un vrai bonheur. J'ai beau ne plus monter régulièrement à cheval, la passion et l'amour des chevaux ne ternit pas... A mon retour, Le responsable était là, on a discuté et il m'a dit que le club proposait régulièrement des bivouacs de un à deux jours..;Je verrai à mon retour à ouaga mais peut-être partirais je à l'aventure le temps d'un bivouac à cheval; cela me permettrait de voir les paysages et de traverser des petits villages, une autre façon de découvrir le Burkina.
Après mon dernier commentaire d emercredi, j'ai appelé la gare de Ouaga pour connaître les départs pour Banfora... J'ai du avancer mon départ d'une journée, car le train suivant ne partait pas avant mardi ce qui était bien tard pour moi... Mercredi soir a donc été étrange car je partais dès le lendemain matin au lieu du vendredi initialement prévu. Je savais que je reverrai les Nadingas mais quand même le départ ne me laissait pas insensible et savoir ne pas les voir au quotidien était bizarre!
Je ne préfère même pas imaginer le jour du retour et le jour où je les quitterai vraiment...car je sais qu'ils vont véritablement me manquer..mais j'ai encore le temps avant de vivre cela!
Ils m'ont tous dit que ce serait bizarre de ne pas me voir dans la cour dés le matin. Légère ambiance triste... Les amis de Barnabé lui demande souvent si je suis rentrée en France quand il sort tout seul...je pense qu'il a du entendre cette question d'autant plus depuis mon départ! J'ai encore, et je le ferai encore, remercié la Mama pour son accueil et c'est là qu'elle m'a dit qu'elle avait une fille blanche...un moment très fort pour nous deux je crois.
Départ pour l'aventure en solitaire (enfin je pensais...!) jeudi à 7h30. Lever à 5h30 pour prendre le bus à 6h et le train à 7h30 à la gare de Ouaga... comme je l'ai dit et le savais, prendre le train qui relie Ouaga à Abidjan est folklorique... Le départ n'a eu lieu que 3heures plus tard! La gare était bondée, déjà à mon arrivée vers 6h45. Des familles chargée au possible d'un tas de bagages, je me demande vraiment ce qu'ils transportaient tous! J'ai trouvé un endroit où m'asseoir. Il y avait deux enfants à côté et une peit fille qui m'a prise de sympathie, a voulu me donner à boire et à manger, a beaucoup rigolé de moi. J'ai discuté un peu avec la Mama. Le temps est passé assez vite. Je n'étais pas énervée car je savais le risque de retard en prenant ce train. Quand on a pu monter à bord, un homme, Emmanuel Ouédraogo m'a abordée et on a commencé à discuter et sympathiser (je suis toujours méfiante dans ces cas là car je ne sais jamais comment prendre ce signe d'intêret), j'ai vite compris que je n'avais rien à craindre de lui. Le train a roulé lentement, me laissant le temps d'admirer de très beaux paysages. Il faisait très chaud. je dégoulinais de sueur, je me sentais vraiment sale, pas de douche avant le lendemain ce qui signifiait deux jours sans se laver. J'avais pris un billet en deuxième classe. La première classe, ne comportnt qu'un wagon sur 10 ou plus était climatisé ais semble-til beaucoup plus cher et de toute façon je voulais être dans les mêmes conditions que les 90% des Africains voyageant sur la ligne. Il y avait 4 autres blancs dans le train, tous en direction d'Abidjan: 2 bonnes soeurs, une fille et un homme...tous en première classe!
On s'est arrêtés assez souvent. C'était pour moi assez étonnant de voir chaque fois les femmes et les enfants des villages où l'n s'arrêtait se presser autour du train pour nous vendre fruits, légumes, mouchoirs, gateaux, eaux (indispensable pour un si long voyage, j'ai du boir 3 litres d'eau!) ... (voir photos) .
J'ai dormi beaucoup aussi, ayant passé la nuit la plus mauvaise de mercredi à jeudi. Une amie et son enfant ont dormi dans la chambre et le petit a pas arrêté de pleurer, la mère qui avait une voix grave ne cessait de parler, a allumé la lumière...je n'ai que très peu dormi!
La réjouissance du voyage...les cafards!!! Je ne les avais pas repéré tout de suite mais c'est les paroles d'une femme parlant des cafars à sa fille qui m'a fait prendre conscience de la présence de ces sales petites bestioles... en fin de journée, ils taient d'autant plus nombreux que la nuit tombait. Pour faire Ouaga/Banfora (450km environ), il aura fallu environ 12/13 de vtrain!!!! Et encore je ne me plains pas...toux ceux qui partaient pour Abidjan (Ouaga/Abidjan 1600km) en avaient pour au total 48h!!!!!! Et pas dans des conditions les plus confortables! Quand j'ai quitté letrain vers minuit /1h (je ne fais pas fait attention à l'heure), il y avait plus d emonde quau départ et l'odeur devenait vriament désagréable!
Sinon je crois qu'il est définitivement impossible d'être seule au Burkina. Je pensais qu'en artant à Banfora puis à Bobo, je partirais à la découverte seule...il n'en est rien! la petite fille d ela gare m'a vite repéré dan sle train et est venue me voir. j'ai beaucoup discuté avec Emmanuel, puis avec l'infirmier de bord.
A mon arrivée à banfora, Emmanuel m'a accompagné un bout de chemin pour pas que je sois seule jusqu'aux taxis... sauf qu'il n'yavait pplus de taxis à cette heure avancée et dans cette petite ville... Le centre médical de la croix rouge où je comptais dormir (ils y proposent de slits) n'étaient pas très loin donc j'envisageais d'y aller à pied. J'ai emandé mon chemin à un groupe de jeunes et ai fini par sympathiser avec Arou, apprenti couturier. Il a proposé d m'emmeneren scooter là où je voulais... arrivés là bas tout était fermé...il m'a donc déposé dan sun nhotel pas trop cher indiqué par mon guide. Comme Arou travaille sur le marché, je lui avais promis de passer le voir le lendemain. L'hotel était vraiment corrrect pour le prix (8euros) et surprise d'avoir le petit déjeune rinclusdedans le lendemain. J'ai bien récupéré de cette fatigante journée dans le train!
Réveillée à 7h vendredi matin...il pleuvait des cordes...j'étais désespérée car savais ue je ne pourrais pas faire grand chose par ce temps...je me suis rendormie deux heures et à 9h, le ciel se dégageait, à mon grand soulagement. Je suis allée voir Arou qui travaillait, j'ai pu voir son atelier et les machines à couture, et m'a proposé de m'emmener voir les cascades , à une dizaine d ekm, ce que je comptais faire mais seule en vélo ou en stop! Moi qui pensais être seule ne le susi pas le moins du monde depuis mon arrivée à Banfora! Avant d'y aller, on est passé chez lui, j'ai rencontré une partie de sa famille et sa grande soeur, Afou m'a invitée à dormir chez eux! Ils sont 11 et la Mama est décédée.
Le chemin qui menait aux cascades était accidenté, et Vraiment, ça m'éapte de les voir conduire leur petit scooter dans de telles conditions!!! Ils sont habitués à cela mais plusieurs fois j'ai eu peur de finir dans la boue! Banfora est une petite ville tranquille et reposante en comparaison de Ouaga. Très verte également. la végétation y est dense notamment en cette saison des pluies, une vraie merveille! Les cascades de Kafiguéla sont vraiment très belles. très préservée et encore très sauvages (pas de routes bitumées pour y accéder, grande simplicité de l'accueil sur place) Un vrai contact avec la ntaure. Je me suis baignée en pagne! Ca a fait du bien. je vous laisse apprécier le décor par les photos. Puis on a amrché jusqu'aux dômes de (? désolée trou de mémoire!)
J'ai donc dormi chez Arou. La pauvreté est chez eux plus grande que chez les nadingas. pas d'électricité, pas d'accès à l'eau, il faut aller la chercher à la fontaine publique, les enfants ne sont pas scolarisés, et beaucoup de tô...!. Juste qulques lampes pour éclairer dehors. Ainsi, même s'il n'était pas tard, j'avais l'impression du contraire. Ce matin, réveil vers 7h30, petit djeuner, échange de photos de famille avec Afou, la seule hormis Arou à connaître le français ce qui rend la communication avec le reste de la famille difficile, puis balade dans la ville. J'ai goûté un fuit qu'ils nomment le sousou (?) impossible de savoir le nom exact, c'est doux et très bon. J'ai acheté ce matin des mangues séchées (le Burkina en produit baucoup, on en vend notamment à Artisans du Monde)....un délice, parfumées, tendres...j'ai mangé le paquet entier! je compte en faire des réserves pour l'Allemagne! D'après Arou, les Burkinabé n'en sont pas friands, ils préfèrent les mangues fraiches (25 francs les deux quand c'est la saison....soit moins de 5 centimes!!)
Ah oui, je suis fiancée!mdr J'ai senti chez Arou un léger intérêt confirmé quand il m'a demandé si j'étais mariée, célibataire ou fiancée! donc je suis fiancée à un Allemand!!!! Au moins, les choses sont claires! (non je ne suis fiancée à personne!!!!!)
Ce soir, on doit sortir et demain, je vais encore aller voir le marché du dimanche de Banfora, très grand d'après Afou. puis je partirai en bus pour Bobo, 1h30 de trajet environ. à Bobo, je ne serai pas seule non plus, l'infirmier avec qui j'ai discuté dans le train m'a proposé de m'héberger et je viens de recevoir une réponse positive d'un bobolais contacté par Couch surfing... Il faut maintenant que je vois comment je gère ça! Je compte aussi voir rachel, la Française rencontrée à l'aéroport. Je pense y rester jusque vendredi. On verra!
Nouvelles découvertes très riches donc.
Je vous embrasse.
Et pour te répondre Papa, je ne peux pas encore décrire la prodcution du beurre de karité car je n'ai vu pour l'instant que des étapes à par l'une de l'autre lors d epetites productions personnelles (la Mama Nadinga et la belle soeur d'Arou). Je dois rencontrer l'assoc à mon retour à Ouaga. J'aurais déjà mentionné la fabrication dans le cas où j'aurais déjà pu la suivre intégralement!
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Publié à 05:00, le 20/09/2008, Mots clefs : |
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Un nouveau petit Bukinabé a vu le jour...Bernadette a en effet accouché lundi à 13h30, soir 10 jours avant la date prévue. Lundi matin, elle est partie travaillé (en scooter!) mais est vite revenue chercher ses affaires pour la maternité où elle s'est rendue... Les contractions étaient fortes et augmentaient... Je suis passée la voir avec fativers 12h... En fin d 'aprè-midi j'apprenais que l'accouchement avait eu lieu à 13h30! En gros, elle aura eu une grossesse idyllique du début à la fin... elle est partie à la maternité vers 8h... accouchement 5h30 plus tard sans aucun problème! Le bébé n'a toujours pas de prénom mais ça ne saurait tarder! Je suis allée voir la Maman hier, je mets quelques photos du nouveau-né. Naïveté de ma part ou non, j'étais très étonnée de voir que le bébé était blanc... je pensais que tous les bébés d'africaines naissaient noirs! Il y avait d'autres femmes présentes, famille et amies...ca les a bien fait rire!
Bernadette doit rentrer aujourd'hui. Elle se portait plutôt bien hier quand je l'ai vue. Elle va encore passer un mois ou deux chez sa mère et partira ensuite vivre chez le père de son enfant. Ca a été source de beaucoup d'interrogations de ma part... je n'ai pas vu une seule fois le papa et les derniers jours, Bernadette n'était entourée que de sa famille...j'était assez étonnée, habituée à une toute autre proximité en Europe. Et même la relatioon entre fati et Rogr m'a surprise car quiconque viendrait chez les Nadingas ne soupconnerait pas qu'ils sont ensembe et qu'ils ont eu un fils! J'en ai discuté aveceux hier. En fait, l'homme ne doit pas avoir de gestes d'attention envers la femme pour garder son "pouvoir" sur elle, s'il était plus tendre, il ne pourrait plus faire pression sur elle. Par contre la femme peut quant à elle avoir des gestes de tendresse envers son mari..;ce qui en fait est très rare!
De même j'ai appris que si la femme a le droit de dormir chez l'homme, l'homme n'a pas le droit de le faire chez la femme.
Et seule la femme peut aller habiter dans la famille de l'homme et pas l'inverse.
La femme est toujours considérée comme inférieure à l'homme.
Comme promis je vais évoquer le quotidien des Nadingas. Petite présentation de tous ses membres dans un premier temps:
La Mama (le Papa est décédé l'an dernier mais ils ne savent pas précisément pourquoi. A ce sujet, quand quelqu'un meurt, personne ne vient vous enterrer, il est donc très important d'avoir beaucoup d'amis et avoir une famille proche qui vous enterre)
Bernadette 27 ans
Roger 25 ans
Apollinaire 23 ans
JB 21 ans
Barnabé 19 ans
Maria 17 ans
Bérenger 10 ans
Fati 20 ans qui est avec Roger avec qui elle eu Fortuna qui aura 2 ans en novembre.
La journée débute très tôt. la mama se lève vers 4/5h! mais barnabé ne sait pas trop ce qu'elle fait.
Fati et maria alterne la tâche cuisine et se lèvent vers 6h30 pour préparer le petit déjeuner et ensuite aller faire le marché pour préparer le déjeuner. Chacun se lève a son rythme mais le plus tard doit être 7h je pense! Moi qui me lève vers 8h je dois leur paraître faire la grasse mat! Les enfants sont souvent devant la télé le matin... oui Ils ont la télé et c'est un élément assez important dans leur vie. Ils y consacrent beaucoup de temps. Les repas ont lieu aux mêmes horaires que nous. La matinée se passe donc entre cuisine, télé, lavage du linge...Il y a toujours quoi faire! Mais on prend son temps et la matinée passe doucement. On prend sa douche le midi, le matin, l'après-midi, chacun suivant son rythme. Après le déjeuner, suivant le temps qu'il fait, on s'abrite à l'ombre de l'arbre de la cours. On se repose, on discute beaucoup. il y a toujours du passage, voisin, amis, famille, je crois qu'il y a toujours quelqu'un d'étranger à la famille! Vers 17h, les filles font la vaisselle et commencent ensuite à s'occuper du dîner. La soirée a souvent lieu dehors, rythmée par de multiples passages à nouveau ou devant la télé (ils sont fan de fort boyard, diffusé ici tous les jeudis, de julien lepers, de sous le soleil.... !)
Et je crois que la journée doit s'achever vers 23h minuit.
Les enfants sont encore en vacances d'été jusque le 2 octobre ce qui implique aussi un rythme plus détendu. Ils sont quand à eux souvent "dans la rue" pour jouer. Voilà pour le quotidien.
C'est le soir que j'ai souvent de passionnantes discussions avec les membres de la famille. hier fut consacré aux relations hommes femmes puis on est venu à me poser plein de questions sur la France "y a til de la mendicité?" "Les SDF choisissent-ils d'être dans la rue"...etc très rriche discussion. On a également parlé du vol. Si quelqu'un vole ici, la personne volée crie au voleur et les voisins interviennent dans la course poursuite. Une véritable solidarité,si ce n'est pas le volé qui l'attrape, il le sera par des voisins! Et le vol est vraiment très mal considéré donc il n'a quasiment pas lieu. On marque souvent le dos du voleur au fer rouge et s'il est pris qune une deuxième fois la main dans la sac...et qu'on voit la marque dans le dos...on le tue!
Le fait de passer du temps au sein de cette famille crée des liens forts. Moi qui voulait rester au début 5 jours n'aurait rien pu saisir de leur existence. Je m'y attache d'autant plus avec la naissance du bébé. J'ai suivi la fin d ela grossesse, la maternité...Je me sens d'autant plus attachée au burkina Faso que je connais les Nadingas. Je crois que si j'avais voyagé seule, en auberge... j'aurais également rencontré des gens mais vivre leur quotidien crée vraiment quelque chose de fort. La Mama veut que Barnabé appelle sa première fille..."Fanny" en souvenir de mon passage au Burkina ... ce serait pour moi un immense honneur qu'une petite Burkinabé porte mon prénom!
Au début de mon séjour, je mangeais le tô sans problème mais depuis cette semaine, je dois avouer que ça m'écoeure...j'aime vraiment tout ici mais le tô ca ne passe que difficilement, c'est fade, pateux... Barnabé m'a alors confié que personne n'aime le tô!!!!!!!!!!!!!!! Ils le mangent par nécessité car c'est ce qu'il y a de moins cher et ça cale bien. j'ai demandé aux gens ce qu'ils pensaient du tô..et toujours la même réponse! Du coup, on le fuit avec Barnabé... cela fait trois soirs de suite qu'il y en a au dîner (ce qui est étonnant car on alterne toujours avec du riz ou autre chose). On l'a fui une première fois pour des spaghettis et une deuxième fois pour le "tchéqué"...un pur délice: une sorce de semoule de couscous avec des légumes croquants et une sauce délicieuse... je rertrouve des saveurs européennes dans ce plat et cette découverte a été un vrai régal!
Fati a fini ma coiffure dimanche...après 9h de travail!! je suis contente du résultat, ça change vraiment et au début j'avais vraiment du mal à me reconnaître sur les photos et dans le miroir...je vous laisse me dire ce que vous en pensez!
Peut-être aurais je encore cette tête là à mon retour, cela dépend de la tenue des mèches...!
BEURRE DE KARITE 1
J'ai rencontré hier, Rose Marie Compaoré, responsable de l'association "la persévérance". Elle a crée cette assoc en 2003. Ell st enseignante de formation et a tout abandonné pour se consacrer aux affaires et au beurre de karité. lors de ses premières venues à Paris pour présenter le beurre, celui ci était encore peu connu;..mais aujourd'hui, sa notoriété va en croissance. Il y a une dizaine de personnes qui travaillent au sein de l'assoc, et font principalement un travail de terrain en allant analyser la qualité du beurre. L'asso vend environ 100 tonnes de beurre par an. Une grande partie sous forme d'amandes et le reste sous forme de beurre. Mais la marge la plus grande se fait bien entendu sur le beurre. Les plus gros demandeurs sont les Etats-Unis et la France pour l'Europe. Ils doivent s'adapter à leurs attentes dans la mesure où le beurre fait traditionnellement a une odeur assez forte, pas désagréable mais ej comprendre que ce n'est pas vendeur. (La Mama m'en a fait du "vrai" et j'en ai acheté du parfumé je pourrai vous faire sentir la différence) Du coup, il est parfumé au citron. Nath: le beurre sur la photo, je l'ai acheté brut au marché (moins cher) pour que la Mama me le purifie avec le citrone et l'ail. ce qui donne un produit de très bonne qualité. Les femmes Burkinabés utilisent le beurre au quotidien. C'est un très bon produit: peaux sèches, protection du soleil, soin au cheveux, alimentation, on sert aussi beacuoup pour les bébés, on en met sous le nez quand il y a du vent et de la poussière... les occasions de manquent pas de l'utiliser. Ainsi, elles n'ont aps du tout conscience de la valeur de ce produit, et que celui-ci peut représenter une richesse évidente!
L'assoc la persévérance achète le beurre à des associatiosn de femmes selon les affinités. Celles-ci produisent en moyenne 10 tonnes par mois. elles pourraient produire plus (la demande est croissante de la part des Occidentaux) mais il y a un véritable manque de moyens...et trop peu d 'équipements. Cela vient bien évidemment d'un manque de volonté politique qui n'investit rien pour la production du beurre...
Pour les femmes qui produisent le beurre, cette activité n'est que positive dans leur vie. Elle génère un revenu qui permet de faciliter la vie quotidienne et d'aider le chef de famille. De plus, cela leur donne uen reconnaissance.
Rose Marie Compaoré nous a parlé d'une association qui produit le beurre pas très loin de la sienne, et qui est financ par l'Occitane. Ce que je trouve d'autant plus intéressant... je suis curieuse de savoir si les fmemes savent les profits faits par l'Occitane..et le revenu qu'elles ont. Nous y sommes allés. Le beurre y est effectivement produit. La directrice n'était cependant pas là et sans elle personne ne savait vraiment quoi me montrer alors j'attends qu'elle m'appelle pour y retourner.
Le beurre est très peu produit en ce moment car les pluies n'ont pas encore cessé et il faut compter trois jours pour que les noix sèchent. Il pleut en ce moment tous les deux /trois jours. Mais ce ne sont pas des grosses pluies et elles n'imposent de rester enfermer que peu de temps.
Tou va toujours très bien. J'attends de savoir si je peux aller à Bobo en train ce qui serait plus lent certes mais permetrttrait de découvrir d'autres payasages et il parait que c'est folklorique et l'aventure...je dois au moins le prendre une fois! Sinon je prendrai le bus.
Tout à l'heure je vais au centre équestre, je suis plus qu'enthousiaste! Par chance pas de pluie, grand soleil et 31 °C de prévus.
Voilà les dernières nouvelles.
je vous embrasse et plein de gros bisous à ma Grossmutter qui j'espère ne s'inquiete pas trop...!
Et merci encore pour vos commentaires, ca me fait vraiment très plaisir de les lire chaque fois! très encourageant!
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Publié à 02:42, le 17/09/2008, Mots clefs : |
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Je crois que c'est une journée de poisse.... Je viens d'écrire un énorme message... ca a buggé.....je dois tout recommencer!!!! je devais aller changer de l'argent, c'est assez loin...on a marché pour rien car c'était exceptionnelemment fermé... là internet qui bug... décidément!!!!!!alors que j'avais quasiment fini..;bien sûr!
12 septembre 2008
20 ans dans le Monde
20 ans en Afrique
20 ans au Burkina Faso
20 ans à Ouagadougou!!
C'est reparti pour un tour.....!!!!! J'apprends la patience africaine donc j'essaie tant bien que mal de rester zen!!
20 ans... m'y voilà. Même si c'est une année de plus comme une autre, je sens quand même la petite différence avec le passage à cette nouvelle dizaine!
Je remercie tous ceux qui y ont pensé et m'ont laissé des commentaires sur mon blog, écrit mails ou messages sur facebook! J'aurais bien aimé les lire vendredi mais j'ai été pas mal occupée!
Je ne suis pas la seule à avoir féter mon anniversaire ce 12 septembre alors je souhaite un joyeux anniversaire (avec un peu de retard et je m'en excuse!) à mon oncle Gilles et à gauthier qui a lui aussi 20 ans depuis 2 jours! Par contre, Gauthier, je ne sais pas si tu auras ce message car tu étais faché contre moi quand j'ai quitté Berlin alors j'imagine que tu ne viens pas sur ce blog, et puis te connaissant, et vu qu'on est nés le même jour, tu aurais déjà laissé un petit mot...enfin c'est pas grave, j'espère quand même qu'on rattrappera ça en faisant une grosse fête à SB (si tu n'es plus faché!).
Comme j'ai beaucoup de proches nés en ce mois de septembre, j'en profite pour les saluer et leur dire que je pense bien à eux!
Cath, le 7 septembre
Fanny, le 8 Septembre
Yannick, le 9 septembre
Fabienne, le 16 septembre
Ca a été un jour d'anniversaire simple mais très fort et touchant. Comme prévu, j'ai cuisiné pour les Nadinga. J'ai d'abord fait le marché avec Fati (j'en profite pour faire une petite correction, Celle que j'ai appelé jusque là Aida ne s'appelle pas Aida mais Fati... Cela fait une semaine que je l'appelle comme ça et qu'elle répond à ce prénom...!!!En fait, le premier jour, je lui aid emandé comment elle s'appelait mais elle m'a donné le nom dea petite voisine qui passé à ce moment.. Aida... du coup, ca a crée des bons fous rires, et j'ai d'ailleurs un énorme sourire à relater cette anecdote!!!!) pour acheter ce dont j'avais besoin... et surtout ne pas oublier les choses simples comme les sachets de sel, poivre et huile. Et oui, ici on les achète au jour le jour et on ne les trouve pas comme dans toutes les cuisines européennes! J'ai cuisiné des spaghettis avec une ratatouille et de l'omelette. j'ai choisi quelque chose de simple à préparer à l'africaine! J'ai un epu adopté la recette en mélangeant tout pour fair eune seule et énrome marmite pour faciliter la division et le moment du repas. Ici, on ne fait aucun repas commun. On mange en binome ou trinome. Je fais tous mes repas avec Barnabé. Le repas est préparé dans des énormes marmites puis réparti dans des casseroles selon une quantité pour deux ou trois personnes. Au moment du repas, il suffit d'aller chercher une casserole et de se la partager! Et comme on mange avec les doigts, pas besoin de couverts!(Les spaghettis à la main..c'est quelque chose!) Je crois que le repas leur a vraiment plu...ils veulent que je recuisine pour eux dans la semaine, ce que je ferai avec grand plaisir!
j'ai passé l'après-midi au centre équestre. pas de grosses différences car le club est rattaché àa la FFE. On a fait le tour, on a regardé une reprise. Une balade se préparait pour les débutants et le responsable du club en me voyant me demande si je pars moi aussi en balade. je lui montre mes tongs et mon pagne pour qu'il comprenne que ce n'était ps vraiment la tenue adéquate!!!! On a discuté un peu, je lui ai dit que je mntais à cheval que je voyageais au Burkina (il a eu du mal à crire que je voyageais seule) et il m'a proposé de partir en balade gratuitement si ça m'intéressait...!!!quelle question! :D Il ne sais pas qu'il m'a fait là un beau cadeau d'anniversaire. RDV est donc pris pour mercredi après-midi et une balade à cheval pour découvrir les environs du centre qui se situe à Nioko1. Fin de journée habituelle autour d'un repas et à discuter avec la Mama et Bernadette. Durant le dîner, Barnabé me dit "c'est quand même pas normal, c'est ton anniversaire et c'est toi qui cuisine pour nous!" ce à quoi j'ai répondu que c'était un plaisir pour moi et que c'était aussi une façon d eles remercier pour tout ce qu'ils font pour moi. Répponse de Barnabé: "c'est nous qui devrions te remercier de t'adapter aussi bien à notre mode de vie et notre quotidien!" Voilà. Estomaquée et très touchée par cette parole. Mais à dire plus vriament surprise par cet esprit africain. Ils n'ont rien et pourtant ont tout à donner. Ils ont un coeur immense et une générosité sans pareil. Ca n'existe plus en Europe. Ils sont loin de tout matérialisme ce qui leur donne une approche des choses encore riche et très spirituelle que nous avons un peu trop perdu dans nos contrées industrialisées... De même la Mama qui continue à se faire du souci à mon égard...dernière inquiètude...que je maigrisse!!!! Elle sait qu'on mange différemment en Europe, que tout est différent du quotidien que je suis ent rain de vivre et ca l'angoisse. Elle s'inquitèete pour la nourriture, pour la douche au seau, dormir sous la moustiquaire... et surtout que ce voyage soit souffrance!!! Je ne m'y attendais pas du tout! Je l'ai rassurée en lui disant que ce n'étais pour moi en aucun cas soufrance mais au contraire que du bonheur et un plaisir de vivre leur quotidien! Je crois que j'ai trouvé l'équivalent de ma Grossmutter en Afrique!!! Qu'elle s'inquièete est touchant. Et montre une fois plus à quel point ils sont tournés vers l'autre. et ce le plus natruellement du monde. Ca parait inné! Ca ne leur demande aucun effort!
Après le dîner, Barnabé voulait m'inviter à boire un eSOBBRA pour feter mes 20 ans. on est retourné au bar de mardi...et j'ai eu la très belle surprise de voir six amis de Barnabé présents! Ils tenaient à être là pour mes 20 ans! :) Simplement inattendu mais pour le coup vraiment touchant et génial! On a bu de la bière, rigolé et dansé. une très bonne soirée pour mes 20 ans! barnabé m'a dit qu'ils auraient aimé faire plus mais "c'est la galère"! Ils utilisent cette expression pour dire que l'argent manque! Et c'est justement cette simplicté et cette humilité qui ont rendu cette soirée d'autant plus forte!
Une seule chose a manqué en ce jour... un gros gateau d 'anniversaire!!!!!! mais je compte me rattapper dès mon retour :D
Hier, je me suis faite coiffer par fati, elle m'a rajouté des mèches qu'elle a nattée. Il reste encore une partie à faire donc pas de photo à mettre mais promis ca viendra! ca a toutefois demandé 6 heures de travail!!! Enorme, je n'en pouvais plus! Mainenant, je m'adapte à cette énorme chevelure de nattes!
Hier soir, on est allées diner en ville avec Bernadette et Vanessa, qui travaille bénévolement au centre contre le noma, dans un bar à tapas assez sympa.
Je compte partir vendredi pour Bobo et revenir avant le 25...car Bernadette doit accoucher ce jour et je tiens à être là. De plus je suis sa photographe de grossesse offficielle depuis qu'elle a fait développé des photos de son ventre assez décevantes. pour remédier à cela je lui ai donc proposé de refaire des photos. Elle est à 11 jours de la grossesse mais va encore travailler tous les jours en scooter...! En sachant que le scooter remue beaucoup en raison des routes très accidentées, je vous laisse imagine rles coup que prend le bébé! Il faut préciser qu'elle vit une grossesse idylique bien que la fatigue commence vraiment à ce faire sentir! Simplement épatant de la voir monter sur son scooter le matin! ah ces Africaines!!
Sinon je prends conscience que ce voyage est vraiment fatigant. Tout est nouveau et différent et demande le double de mon énergie. Tout se passe au mieux et ces découvertes sont passionnantes mais il est vrai que le climat, la nourriture, la sollicitation des autres, les découvertes, la marche demandent un certain effort... tout s'avère en fait épuisant...mais passionnant!Tout va pour le mieux.
On me demande aussi de parler du quotidien des Nadinga.J'essaierai d'y répondre la prochaine fois. S'il y a des choses précisions que vous aimeriez savoir, n'hésitez pas à m'en faire part, je me ferai un plaisir d'y répondre!
Je vous embrasse
Leider hatte ich einen teil auf Deutsch geschrieben aber der Computer hat gespinnt und mein text ist verschwunden.... ich musste alles nochmal schreiben... jetzt will ich noch ein Paar Bilder auf meinem Blog tun... ich schreibe nächstes Mal auf deutsch......Sorry!
liebste grüsse
Danke für die Wörter die ich nicht kannte ;)
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Publié à 05:03, le 14/09/2008, Mots clefs : |
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La pluie, espérée dimanche dans la soirée ne s est finalement montrée que lundi en fin de matinée. Il y avait plus de 40°C, la tombée de la nuit n’a que peu rafraichi l’air.. on a donc installé le matelas et la moustiquaire dehors pour dormir à la belle étoile. Ca a vraiment fait du bien ! Au réveil, le temps était plus qu’incertain, le ciel s’est couvert très rapidement le vent s’est levé…annonçant plus que jamais la pluie. Il n’a pas plu très longtemps mais il est vraiment tombé des cordes. On s’était tous abrités dans une pièce commune où il y a la télé, attendant que la pluie cesse. Ici on aime la pluie. Elle rafraichit, elle est bonne, elle est aussi le moyen de se laver… habitude à laquelle je n’ai pas dérogé en prenant mon gel douche et en allant me mettre en dessous du toit, pour récupérer le plus d’eau possible ! Sensation assez excitante de se laver dehors, en plein air, avec une eau de pluie plutôt fraiche ! Mais L’habitude est prise de me laver à l’eau fraiche au seau et je dois dire que cela fait un bien fou vu la chaleur qu’il fait. Je crois que je n’ai jamais autant savouré de « prendre une douche ». Complètement revigorant. Une expérience et une sensation unique. La Mama était morte de rire quand elle m’a vue sortir prête à me laver!
La pluie rythme la vie des Burkinabés. On s’abrite le temps qu’elle tombe, et encore, elle n’empêche pas le marché d’avoir lieu. Puis on reprend son activité. Entre temps le décor a changé. Ouaga devient une autre Ouaga, boueuse, pleine de flaques… ce qui me complique encore plus la tache pour me repérer ! Toutefois, nous sommes à la fin de la saison des pluies, les pluies sont plus espacées et moins fortes. Après la pluie, on est allés se balader avec Barnabé et j’ai pu voir à quoi ressemblait Ouaga après le passage des pluies, je vous laisse voir les photos pour juger par vous-mêmes ! Mais rien n’empêche les deux roues de circuler… cela demande patience, attention et dextérité ! La journée n’a donc pas été très chargée mais l’eau limite bien des déplacements. En tout cas, la fraîcheur amenée a été plus que bienvenue pour tout le monde
Fortuna, neveu de Barnabé, a décidé, en ce jour de pluie, de faire la paix avec moi ! Il me cherche et dès que je le taquine, part en courant…pour revenir ensuite… grand sourire sur la bouche ! C’est un sacré phénomène !!! Il anime la vie de la famille.
A chaque jour sa découverte ! Hier fut celle de Ouaga centre. On a pris le bus pour nous y rendre. Trajet d’environ une demi-heure. Le centre n’est pas très loin mais le bus s’arrête quasiment tous les 300m ! Barnabé m’a confié que les Blancs prennent rarement le bus d’où l’étonnement encore plus marqué des autres passagers à mon égard.
On s’est baladés tout l’après-midi. Barnabé est un très bon guide. Ouaga est bruyante, polluée et fatigante. Pas tant parce que nous avons beaucoup marché et parce que la circulation est dense que par la sollicitation permanente des petits commerçants. Sans cesse on est venus me voir pour me proposer bijoux, statues, masques… et toujours le même discours ! « Juste pour le plaisir des yeux, tu n’es pas obligée d’acheter ! » « On peut s’arranger sur le prix ! ». Et beaucoup de vendeurs isolés, qui se promènent et abordent les touristes au fil de leur passage, avec tous la même petite pochette de bijoux sur eux. Il faut vraiment être patient et refuser gentiment. Je me suis fait avoir sur un collier. Il y avait un stand de bijoux qui m’intéressaient, j’ai pu baisser le prix presque de moitié d’un collier (les prix de départ sont très élevés par rapport au cout reel) mais j’aurais pu l’avoir pour encore moins cher. Dans tous les cas ce n’était pas cher du tout. J’ai retenu la leçon. Pour mon achat suivant (je t’ai trouvé un masque ma Loisce ;) ), j’ai été plus coriace et plus patiente, alternant intérêt et indifférence… Discuter le prix des produits est tout un art !!! Le vendeur en pouvait plus. « C’est qu’elle est têtue !!! », il en rigolait même. Je ne voulais pas monter mes prix ! Cette scène a beaucoup amusé Barnabé. « La Posanou apprend vite ». N’empêche, la confrontation à tous ces vendeurs est exténuante.
Je me réjouis donc vraiment d’être à l’écart du centre, plus tranquille, ou je ne suis pas du tout sollicitée (sauf sur le marché) , et ou la communication et les rencontres sont plus faciles. Ces deux aspects de Ouaga, centre et « périphérie » sont toutefois très intéressants.
Je ne peux pas parler de Ouaga sans évoquer la circulation… un truc de fou ! Les deux-roues sont nombreux, scooters, mobylettes et vélos sont appréciés ici. Les routes bitumées, plutôt larges, laissent la possibilité de rouler à plusieurs de front, on double comme on peut. Les piétons n’ont qu’à faire attention à leur peau ! Quant aux chemins accidentés… cela ne leur fait pas peur !
Au retour du centre, on est allés se poser dans une sorte de bar très animé, avec musique et piste de danse, bondé le samedi soir selon Barnabé. Ils n’avaient pas de Dolo à mon grand regret mais de la So-B-Bra, une bière burkinabé…j’étais curieuse de découvrir cette bière (on ne fait pas des études franco allemandes pour rien ;) )… une vraie surprise…un délice qui vaut bien les très bonnes bières européennes ! Ici, on ne lésine pas sur les quantités… un peu plus d’un litre pour moins d’un euro… Evitons de conseiller les Allemands de venir au risque d’une beuverie au cœur de Ouaga !!!!:P
J’ai eu le droit à grand nombre de surnoms depuis que je suis ici, entre autres :
-Posanou
-Nassara
-Madame Foulard
-La Burkinabé
-beauté africaine (surtout pour essayer de me vendre quelque chose !!!)
-Madame gros collier
-Mama Africa…
Ben oui, avec mon pagne et mon foulard, je m’habille comme une Africaine !
Aujourd’hui, je passe la journée avec Bernadette, la sœur de Barnabé. Elle travaille en tant que secrétaire au sein d’une ONG : Fondation hymne aux enfants, qui lutte contre le Noma une maladie qui déforme le visage des enfants.
Je vous recopie quelques phrases d’un prospectus de l’ONG :
« Le Noma est une gangrène qi se développe dans la bouche et peut s’étendre rapidement à d’autres parties du visage. La plupart des victimes sont des enfants en bas âge. La maladie survient chez des enfants malnutris en déficit d’hygiène à la suite d’une maladie infectieuse genre paludisme. »
L’action de l’association est de favoriser l’accès au soin et la prise en charge rapidement. Traitée rapidement, la maladie ne laisse aucune séquelles sur le visage… cas inverse, elle peut laisser de graves déformations. D’accompagner les patients et effectuer tout un travail de prévention.
Site internet pour ceux que ça intéresse : www.fhe-noma.org
C’est donc pour moi très intéressant de voir comment l’ONG tra | | |